Schulmeister : l'agent secret de Napoléon

Schulmeister : l'agent secret de Napoléon
Apparement, rien ne prédestinait Charles Louis Schulmeister, obscur petit comerçant alsascien, à la carrière d'espion, sinon son goût certain pour l'argent, les intrigues et la contrebande,
Ce penchant, où se manifestent ses réelles qualités d'audace et de courage, le mettent bientôt en contact avec le chef du service des renseignements de Napoléon, Savary.
Ce dernier l'utilisera de plus en plus fréquement jusqu'à ce qu'il devienne l'espion favori de Napoléon.
Le célèbre "Mmonsieur Charles" connaît alors son apogée en accomplissant des missions très importantes dans les secteurs de l'armée autrichienne et de vienne.
Ici sont retracées les intrigues géniales de ce légendaire agent secret.


Histoire du renseignement Français pendant la guerre mondiale :

http://www.paris-sorbonne.fr/fr/IMG/pdf/RENSEIGNEMENT_ET_SERVICES_DE_RENSEIGNEMENTS_EN_FRANCE_PENDANT_LA_GUERRE_DE_1914-1918.pdf
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# Posté le mardi 18 mars 2008 10:59

Napoléon bonaparte

Le renseignement français sous napoléon : http://www.ege.fr/download/20.place_renseignement.pdf
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# Posté le mardi 18 mars 2008 11:54

Le renseignement humain

Le renseignement humain
Les Hommes ont toujours eu le besoin de connaître, par nécessité ou par simple curiosité, ce qui se passait dans leur environnement proche ou plus éloigné. Bien sûr, la nature des informations recherchées a certainement évolué dans le temps, mais la finalité n'a jamais changé au fil des siècles. L'Homme pourrait ainsi être considéré comme un homo curiosis ne pouvant se satisfaire de sa propre sphère de connaissances. La quête de l'information inconnue, inaccessible ou difficilicement accessible, dissimulée volontairement, ou encore totalement inexistante, mais dont la légende ou les bruits de couloir l'ont érigé en probable réalité, constitue une pratique souvent inconsciente, en raison peut-être de son caractère inavouable, mais pourtant de plus en plus usitée.

Chaque être humain cherche constamment à connaître ce qu'il ignore. Il le fait généralement de manière constructive, témoignant ainsi d'une activité cérébrale, ce qui le différencie des animaux. Ces derniers bénéficient de leur instinct de survie, et leur quête du renseignement se limite à localiser l'endroit susceptible d'abriter une proie pour les nourrir.
Mais en aucun cas, cette recherche n'est la conséquence d'une réflexion. Seul l'Homme est capable de se rendre compte qu'il engage une démarche intellectuelle à plus ou moins grande échelle, selon les capacités de chacun. Les activités les plus anodines telles que la visite d'un membre de sa famille un dimanche après-midi fait l'objet d'une recherche d'informations : connaître l'adresse de l'habitation, se procurer des cartes géographiques de la région, déterminer le chemin le plus court ou le plus convivial pour s'y rendre, savoir si la grand-mère préfère les roses rouges ou jaunes, etc... Le résultat de ces recherches, leur analyse, leur traitement fait apparaître un renseignement. Mais avant d'aller plus loin dans notre exposé, nous allons proposer quelques définitions.

Le dictionnaire Larousse donne la définition suivante de terme renseignement : indication, éclaircissement servant à faire connaître une chose ; Connaissances de tous ordres sur un adversaire potentiel, utiles aux pouvoirs publics et au commandement militaire. Selon Mr Warusfel, le renseignement est au commencement de toute action de défense et de sécurité. Il permet de déterminer l'objectif, d'apprécier les moyens et le dispositif de l'adversaire (donc de dimensionner les forces dont on aura besoin). L'absence ou l'insuffisance de renseignement expose à des risques inutiles. C'est l'instrument de décision. Selon pierre Joxe, ancien ministre de la Défense, il s'agit également d'un instrument de survie, de puissance et de cohérence.

Il apparaît donc que le renseignement est devenu un instrument non seulement de curiosité, de traitement de l'information, mais aussi un élément essentiel de la politique de défense d'un pays. Il intervient quotidiennement dans un contexte pacifique mais aussi de plus en plus souvent dans un environnement belliqueux. Ainsi est-il fait référence à l'adversaire dans la seconde définition proposée.

La suite sur ce lien (le renseignement humain face au nouvelles technologies)- (très intéressant et très complet) : http://194.167.255.17/telechargement/memoires/waldena00.pdf
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# Posté le mardi 18 mars 2008 16:30
Modifié le mercredi 19 mars 2008 08:41

Jean-Paul Ney : « La DGSE doit absolument évoluer et communiquer si elle veut recruter »

Jean-Paul Ney : « La DGSE doit absolument évoluer et communiquer si elle veut recruter »
Un article de La Tribune explique que les services secrets français sont en panne de recrutement. En effet, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), a connu à nouveau cette année des difficultés de recrutement.

C'est ce qu'avait révélé devant les députés le directeur des affaires stratégiques du ministère de la Défense Michel Miraillet. Selon lui, la direction de la DGSE a eu dû mal à réaliser son schéma d'emploi 2007 en raison des difficultés récurrentes pour le recrutement de certains spécialistes. 80 emplois seraient vacants.

Nous avons posé quelques questions à Jean-Paul Ney, vice-président de la Commission des journalistes de la défense et des correspondants de guerre, spécialiste des questions de renseignement.

Intelink.info : Vous étiez au courant des soucis de recrutement de la DGSE ?

Jean-Paul Ney : Oui, depuis quelques temps la DGSE a du mal à recruter pour trois raisons. Premièrement elle n'arrive pas aligner ses offres de rémunération sur celles du marché, deuxièmement elle ne communique pas assez, troisièmement elle doit redorer entièrement son image 'de marque' auprès des civils et des militaires si elle veut attirer les meilleurs éléments.

Intelink.info : La DGSE ne communique pas assez ?

Jean-Paul Ney : A part un ou deux reportages autorisés à TF1 et France 2, depuis deux ans, rien de plus, sauf le lancement discret du site web qui est relativement complet, mais aucune communication autour. C'est un fait, la DGSE doit absolument évoluer et communiquer si elle veut recruter, les choses ont changé et la concurrence est rude.

Intelink.info : Quels types de profils la DGSE cherche-t-elle à recruter ?

Jean-Paul Ney : C'est assez compliqué et simple à la fois, les services secrets français recherchent des linguistes dans les langues rares, des spécialistes des techniques informatiques et des systèmes d'information, des ingénieurs des technologies des langages. Ca c'est pour la partie la plus importante, il est clair qu'un ingénieur informatique ne va pas sacrifier un large et confortable salaire pour une place à la DGSE dont le salaire est aligné sur ceux de la fonction publique... On peut le comprendre ! Les plus éminents spécialistes sont souvent les plus jeunes, ils maîtrisent le cryptage, les réseaux, les failles de sécurité et les techniques avancées d'infoguerre, ce n'est pas facile pour cette institution de proposer à la sortie d'une grande école un petit salaire face à de grosses sociétés et/ou groupes dont les arguments en euros font mouche, le combat est inégal.

Intelink.info : Quelle est la solution alors ?

Jean-Paul Ney : Tout d'abord, la DGSE, je le répète, doit communiquer, jouer sur la fibre patriotique, lancer un grand programme d'information et de recrutement, elle doit créer des équipes spécifiques – notamment des employés plus ou moins jeunes – pour aller faire des conférences dans les grandes écoles, pour « vendre la boite » et accrocher les jeunes étudiants sur les métiers du renseignement. Une fois certains profils accrochés, il faudra ensuite les suivre régulièrement. Les autres, la CIA, le MI-6, et même les espagnols du CNI le font très bien, pourquoi pas nous ? Ensuite, il faut réserver une partie du budget de la DGSE à l'augmentation des salaires, c'est inéluctable, la fibre patriotique c'est bien, l'argent reste quand même le nerf de la guerre.

Intelink.info : Vous avez évoqué hier lors d'un colloque sur le renseignement où étaient présents Daniel Hervouet, contrôleur général des Armées et Bernard Besson, contrôleur général, Haut Fonctionnaire au SGDN - la possibilité que la DGSE se voit dotée d'un porte-parole, c'est toujours d'actualité ?

Jean-Paul Ney : J'ai juste remis sur la table la proposition de Bernard Carayon faite en 2003 dans son rapport à l'Assemblée Nationale. A l'époque, Carayon estimait déjà que les services de renseignement n'ont jamais eu ni la place dans l'État ni l'image dans l'opinion publique qu'ils méritent. Il a jugé indispensable que la politique de communication auprès des grandes écoles devait être significativement renforcée et avait alors proposé de créer un poste de porte-parole de la DGSE. Je défends cette idée depuis, car ayant un temps étudié la communication au sein des services américains, je trouve qu'ils sont relativement offensifs et que cela leur permet de ratisser large tout en bénéficiant d'une image de marque à haute valeur ajoutée. Non pas que nous devrions tout faire comme les américains, mais certaines idées sont porteuses et fonctionnent à merveille. La DGSE doit bénéficier aussi de ce porte-parole pour d'autres activités, le cinéma par exemple, un film sur la DGSE est en ce moment même en préparation, j'ai été consulté pour guider le réalisateur dans ses démarches, il a eu un mal fou à se faire ouvrir des portes et à comprendre le système.

Intelink.info : Revenons au recrutement, quel est le profil type recherché par la DGSE ?

Jean-Paul Ney : Tout type de profil peut intéresser la DGSE. Le souci c'est que beaucoup de candidats ne passent pas les enquêtes de sécurité ! Alors que leur profil correspond à un véritable manque dans ce service. Il suffit que vous ayez eu un souci avec la justice – ce qui peut arriver à tout le monde, surtout de nos jours – ou que vous ayez été fiché par les renseignements généraux dans le cadre d'activités politiques et/ou associatives, que vous ayez une ligne dans le STIC (le fichier des infractions constatées de la police, ndr) pour que l'aventure s'arrête net. En ce qui concerne le STIC, le problème principal est que vous y avez droit même si vous avez été blanchi par la justice... c'est le serpent qui se mord la queue ! Lors de la dernière session de recrutement en mars 2007 en région parisienne, il y avait une grande diversité dans les profils : jeune, moins jeune, homme, femme, et des gens de divers horizons, origines et métiers.

Intelink.info : Vous avez parlé de dépoussiérage de la DGSE pendant le colloque...

Jean-Paul Ney : Effectivement, la DGSE n'a pas bonne réputation même au sein des armées ! Et pour cause, c'est là qu'on peut vous envoyer pour vous punir... C'est déjà arrivé et ça arrive encore. De plus, de vieux réflexes datant de la guerre froide ressurgissent parfois et l'innovation, la prise de décisions ainsi que l'évolution peuvent en prendre un coup.

Intelink.info : Quel est le type de poste ou le travail le plus intéressant à la DGSE ?

Jean-Paul Ney : L'analyse ou le terrain, il faut choisir. Il y a des gens qui passent des heures à analyser telle ou telle situation, tel pays, tel dirigeant, ils aiment ça, ce sont de très bons professionnels, de surcroît, de véritables passionnés. D'autres sont fait pour le terrain, aller chercher le renseignement là où il se trouve, c'est soit en équipe, soit dans la majorité des cas, seul. Pour ce dernier type de profil, il faut avoir une grande confiance en soi, un calme intérieur et un pouvoir de séduction poussé à l'extrême, surtout si vous devez recruter des sources en vous « découvrant ».

Intelink.info : Beaucoup y laissent la vie ?

Jean-Paul Ney : Pas plus que des policiers, des secouristes ou des pompiers en exercice, tout est relatif.

Intelink.info : Si vous étiez nommé à la tête d'un tel service, quel serait votre premier acte en tant que tel ?

Jean-Paul Ney : Ouvrir un véritable site Internet totalement indépendant de celui du Ministère de la Défense, créer une cellule de communication, puis, avec mon porte-parole, parcourir les grandes écoles à la recherche de nos futurs meilleurs éléments. Pour le reste, la DGSE fait déjà très bien son travail, elle à juste besoin d'une petite remise en forme !

Intelink.info : Vous préparez un livre sur la DGSE ?

Jean-Paul Ney : Oui, un ouvrage de vulgarisation, en effet le peu d'ouvrages sur les services secrets et/ou la DGSE relataient des expériences personnelles ou cachent des règlements de comptes quand bien ils sont destinés aux professionnels, alors j'écris un bouquin uniquement pour le grand public, forcément !
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:12

Information Générale sur la DGSE

Information Générale sur la DGSE
La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) qu'est-ce?

Le métier du renseignement est l'un des plus vieux métiers du monde dit-on. On ne s'étonnera donc pas que les services de renseignement en France aient une longue histoire. A mesure que l' appareil d'Etat gagnait en complexité, l'acquisition du renseignement recouvrait des moyens de plus en plus sophistiqués.

* Des origines à 1792 : Le premier service de renseignement français s'est organisé sous la houlette de Richelieu, mais la création du secret du Roi de Louis XV marque son véritable essor.

* De 1792 à 1870 : Napoléon accorda la plus grande importance au renseignement, en particulier militaire. Deux figures se détachent à cette époque : le général Savary et Schulmeister. Cependant, la II ème République et le Second Empire, confrontés à des difficultés internes, perdront l'esprit et la pratique du renseignement.

* De 1870 à 1914 : La défaite de Sedan entraîna une réorganisation de l'armée française, qui imposa l'idée du maintien d'un service de renseignement en temps de paix et, par voie de conséquence, l'affirmation claire d'une distinction entre renseignements tactique et stratégique. La recherche du renseignement demeure toutefois centrée sur le territoire national.

* A partir de 1908, on assiste à une montée en puissance du renseignement extérieur, depuis des bases opérationnelles installées sur le territoire national puis, lors de la première guerre mondiale, dans les pays voisins de l'Allemagne. Ce choix, combiné au développement du savoir-faire en matière de décryptement des transmissions chiffrées, constitua un facteur clé de l'efficacité du renseignement français durant le conflit.

* De 1919 à 1945 : Malgré la réduction de ses moyens, le service de renseignement est informé sur les intentions d'Hitler et du grand Etat-major allemand. Il poursuivra après l'armistice, camouflé sous l'Office des travaux ruraux (TR), son travail de recherche sur la puissance nazie. A Londres, les Français créent le Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA). De la fusion de ces deux services en 1943, naît la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS), remplacée l'année suivante par la Direction Générale des Etudes et Recherches (DGER).

* L'après-guerre et la guerre froide : Le Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage (SDECE) est créé à la fin de l'année 1945, annonçant une profonde mutation du renseignement français, par son rattachement à la présidence du Conseil et non plus à l'état-major, d'une part et par les missions qui lui sont confiées, d'autre part. Ainsi, la recherche n'est plus restreinte au domaine militaire et s'applique désormais à tous les renseignements susceptibles d'intéresser le gouvernement. Mobilisé sur les théâtres des conflits coloniaux, le SDECE participe par ailleurs activement, aux côtés des pays membres de l'Alliance atlantique, à la recherche de renseignement sur le monde soviétique.

* 1965 :. Le SDECE est indirectement mis en cause dans la disparition de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka. Le scandale déclenché par cette affaire provoque son passage de la tutelle du Premier ministre à celle du ministre de la Défense.

* 1982 : Le SDECE est remplacé par la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE).

Sous tutelle organique du ministère de la défense, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) fournit aux plus hautes autorités de l'Etat les renseignements relatifs à la sécurité nationale qui concourent à leur prise de décision.
Ces renseignements obtenus auprès de sources humaines ou techniques, hors du territoire national, concernent prioritairement les zones de crise et les zones d'intérêt français et peuvent nécessiter la mise en place de missions clandestines, que seule la DGSE est autorisée à réaliser.
Les relations que la DGSE entretient avec l'ensemble des services constituant la communauté française du renseignement contribuent à assurer la protection de nos ressortissants, du territoire national et des intérêts français dans le monde.

Au sein de la communauté française du renseignement, la DGSE présente plusieurs particularités. Elle y est tout à la fois:

* le service de « renseignement extérieur »

La DGSE a vocation à conduire des opérations de recherche dans les domaines politique et sécuritaire au dehors du territoire national. En communiquant aux autorités les éléments ainsi recueillis, elle complète leur information et concourt à leur prise de décision.

La DGSE est naturellement présente dans les zones de crise et/ou les zones d'intérêt français.

* le service « spécial »

La DGSE recherche des informations secrètes, intéressant la sécurité nationale, à l'étranger. La combinaison de ces paramètres détermine le mode d'action, caractéristique d'un service spécial : la clandestinité. Le secret des moyens employés et des objectifs poursuivis garantit également la propre sécurité des agents. Il permet enfin, le maintien d'une présence dans les « zones grises », là où les canaux diplomatiques ne peuvent plus être utilisés.

* un service polyvalent

A la différence de la plupart des services occidentaux, la DGSE maîtrise en son sein la totalité des modes de recueil du renseignement : sources humaines, capteurs techniques (interceptions électromagnétiques, imagerie satellitaire), moyens opérationnels, exploitation des sources ouvertes. Cette maîtrise unique permet de viser le plus haut niveau de fiabilité et de recoupement, en même temps qu'elle favorise une synergie de nature à renforcer l'efficacité de chacun de ses moyens pris séparément.

Par ailleurs, le renseignement obtenu par le biais de coopérations avec d'autres services, français ou étrangers, occupe une place croissante.

Les missions générales de la direction générale de la sécurité extérieure recouvrent deux volets définis dans le décret n°82306 du 2 avril 1982 :

La DGSE est un organisme de collecte de renseignement traitant de la sécurité nationale au profit de l'ensemble du réseau gouvernemental. En rendant aussi intelligibles que possible pour les plus hautes autorités de l'Etat, les activités et intentions des acteurs dans le domaine sécuritaire au sens large (terrorisme, prolifération, criminalité organisée, espionnage, sécurité industrielle), la DGSE contribue à la protection des intérêts de la France et de ses ressortissants dans le monde.

La DGSE entretient également des capacités spéciales d'action clandestine, afin de mener des missions d'assistance à des pays ou mouvements amis, des missions de reconnaissance pour préparer une intervention des forces conventionnelles ou d'autres missions qui lui seraient confiées par le gouvernement, notamment dans le cadre de la lutte anti-terroriste.

La description exacte de ces missions telle qu'elle figurent dans le décret sont reprises ci-dessous.

« Art 2 – La Direction Générale de la Sécurité Extérieure a pour mission, au profit du gouvernement et en collaboration étroite avec les autres organismes concernés,de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France,ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences.

Art 3 – Pour l'exercice de ses missions, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure est notamment chargée :

d'assurer les liaisons nécessaires avec les autres services ou organismes concernés,et d'effectuer, dans le cadre de ses attributions, toute action qui lui serait confiée par le gouvernement, de fournir les synthèses des renseignements dont elle dispose. »

La lutte contre le terrorisme

Le phénomène terroriste reflète la dégradation d'une situation politique à une échelle nationale, régionale ou internationale. Les crises de développement, les tensions inter communautaires et les conflits sécessionnistes, qui se multiplient depuis le début des années 1990, se traduisent souvent par le recours à des modes d'action terroristes.

En parallèle, certains états manipulent des groupes terroristes pour étendre leur sphère d'influence ou contraindre les décisions de la communauté internationale. A contrario, la carence de structures étatiques a transformé des « zones grises » en sanctuaires du terrorisme. Dans ce contexte fluctuant, la mission de la DGSE en matière de Lutte Anti Terroriste est double :

* Prévenir les attaques terroristes (attentats, assassinats, enlèvements, détournements...) susceptibles de se produire hors du territoire national contre les intérêts français (communautés expatriées, touristes, représentations officielles, Organisations Non Gouvernementales et succursales d'entreprises françaises, etc...) et sur le territoire national lorsque ces attaques prennent, à des degrés divers, appui à l'étranger.

* Assurer, en conséquence, un suivi continu des réseaux terroristes internationaux qui pénètrent le territoire national, y transitent ou en émanent, en étroite coopération avec tous les acteurs de la communauté française du renseignement.Afin d'assurer cette mission, la DGSE articule son action autour de quatre axes de recherche :
Evaluer la crédibilité et la dangerosité de toutes les formes de menaces terroristes qu'elle détecte par moyens propres ou qui sont portées à sa connaissance par des tiers (correspondants institutionnels, informateurs spontanés).

Détecter les groupes et les cellules terroristes susceptibles de s'attaquer aux intérêts français à l'étranger ou d'agir en France en liaison avec des organisations et des filières internationales.
Informer les autorités gouvernementales et les services partenaires compétents du degré d'avancement des projets de ces groupes et cellules terroristes contre des objectifs français et, le cas échéant, ceux de nos principaux alliés.

Identifier les commanditaires, les planificateurs et les exécutants de tout acte terroriste commis contre les intérêts français, afin qu'ils soient jugés et condamnés par une juridiction française ou étrangère.

La fréquence élevée des mutations contemporaines du phénomène terroriste constitue un défi majeur pour les services de renseignement. Sa physionomie actuelle a profondément évolué depuis le 11 septembre 2001 et sa dangerosité est toujours croissante. Parfaitement informés du fonctionnement politico-médiatique des démocraties occidentales, les groupes terroristes renouvellent régulièrement leurs modes opératoires et utilisent les moyens de communications les plus sophistiqués pour déjouer les surveillances dont ils font l'objet et surprendre leurs adversaires déclarés.

Le travail a la DGSE

Il n'y a pas de DROIT DE GREVE, pour des raisons evidentes, ni de syndicalisme.

Beaucoup pensent que pour postuler un emploi au sein de la D.G.S.E., il faut ressembler à certains personnages de fiction aux qualités sportives inaccessibles, avoir été remarqué par de discrets recruteurs en quête d'agents ou bien posséder les hautes relations permettent d'entrouvrir la porte de cet univers mystérieux.

En réalité, il n'en n'est rien. Si vous envisagez de proposer vos services pour un emploi à la D.G.S.E., la question essentielle est de savoir si vous vous sentez attiré par un métier au service de notre pays, qui procure des satisfactions mais comporte des obligations, toutes hors du commun.
En bref, oubliez le cinema, l'essentiel du travail au quotidien est penible, avec peu de satisfaction hormis celle du devoir accompli. Le succes est vecu en silence, l'echec fait la une des journaux (Rainbow Warrior).

Mais, dans tous les cas, le candidat à un emploi à la DGSE doit disposer de qualités bien particulières et souvent contradictoires : discrétion et curiosité, sens du contact et aptitude à la solitude, précision et imagination, rigueur et débrouillardise, prudence et audace, loyauté et duplicité, patriotisme et goût pour la diversité, intégrité morale et souplesse intellectuelle, etc... , toutes qualités qui demeurent encore insuffisantes, si elles ne s'accompagnent d'un sens élevé du service de l'État et des obligations qu'il impose.

La diversité des métiers exercés à la DGSE dans les domaines du renseignement humain, du renseignement opérationnel et du renseignement technique, mais aussi du soutien logistique et administratif, se traduit par des perspectives de carrière à la fois nombreuses et variées.
La DGSE recherche de multiples profils de généralistes ou de spécialistes, pour occuper des fonctions aussi différentes que celles d'analyste en charge d'un dossier géographique ou thématique, d'officier traitant, de traducteur-interprète, d'ingénieur mathématicien ou informaticien, de juriste, de contrôleur de gestion, de rédacteur de marchés publics, mais aussi de mécanicien ou de menuisier.
La pratique d'une langue étrangère, usuelle ou plus rare, est bien souvent un facteur déterminant du recrutement.
Quel que soit votre profil, vous pouvez donc envisager une carrière à la DGSE.

La DGSE recrute des civils et des militaires, par voie d'affectation à partir d'une autre administration d'origine, par voie de concours ou par voie de contrat. Cette diversité de recrutement répond à des besoins différenciés de compétences.

Un généraliste s'orientant vers un emploi d'analyste ou d'officier traitant est recruté sur son potentiel, qu'il soit militaire ou civil . Dans ce dernier cas, la voie du concours est privilégiée.
Après son recrutement, il reçoit une formation initiale en interne, destinée à lui faire acquérir les compétences requises par ses futures fonctions et qu'aucune formation ne lui a permis d'acquérir au préalable.

A l'inverse, pour des emplois le plus souvent de type technique, la DGSE recrute par voie contractuelle, les connaissances recherchées étant dispensées par des universités ou des grandes écoles.
En fonction des postes à pourvoir, la DGSE recherche donc des aptitudes et des compétences fort diverses.

Les Concours

Outre la catégorie des contractuels – qui sont désormais minoritaires et qui ne sont recrutés que sur certains segments - deux types de statuts coexistent au sein de la DGSE : celui des fonctionnaires civils et celui des militaires.

A la différence des militaires, les fonctionnaires civils de la DGSE sont recrutés par voie de concours pour les trois catégories de la fonction publique (A, B, C).

Pour chacune des catégories, plusieurs filières sont proposées :

* pour la catégorie A :

Corps des délégués : pour entrer dans ce corps, trois options sont ouvertes au concours :
option « renseignement et administration générale »
option « sciences de l'ingénieur »
option « interprétation et traduction »

* pour la catégorie B :
corps des secrétaires de documentation
corps des contrôleurs de transmission
corps des secrétaires spécialistes

* pour la catégorie C :
corps des agents techniques de l'électronique
corps des adjoints administratifs

Les concours ont lieu chaque année selon un calendrier précis pour chaque catégorie d'emploi.

Si vous voulez vérifier que votre formation et vos aptitudes peuvent vous destiner à l'un des métiers, nombreux, qui permettent à la D.G.S.E. d'accomplir ses missions, vous pouvez retirer les dossiers de candidature auprès de la cellule recrutement du Ministère de la défense à l'adresse postale suivante :

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

BP 359-07

75327 Paris Cedex 07

Pour un complement d'informations rendez-vous au site du ministere de la defense, ces informations y sont enrichies, et en sont issues.

Remarque : En dehors de toutes aptitudes, la motivation et l'esprit de service de la republique sont determinants. Si vous vous engagez vous devez bien comprendre que vous serez tenu a une reserve et une distance obligatoire vis a vis de vos proches et conjoints. Le devoir doit primer ce n'est pas un metier alimentaire, mais un travail contre la mort, pour la vie, pour la Republique. songez-y.


Adresse internet de la DGSE : http://www.defense.gouv.fr/dgse/votre_espace/nous_contacter_pour_un_recrutement/nous_contacter_pour_un_recrutement
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:25
Modifié le vendredi 21 mars 2008 10:16