Le comportement humain, un modèle en trois dimensions

Le comportement humain, un modèle en trois dimensions
Dans Le Comportement humain, un modèle en trois dimensions, l'auteur, le Docteur Michael Pak, réalise la prouesse de nous présenter une approche scientifique novatrice de l'étude du comportement humain sans aucune fatigue pour le lecteur, en illustrant les théories par des exemples amusants.

En s'appuyant sur ses observations et expériences dans différentes parties du monde et notamment aux Etats-Unis et en Europe, l'auteur nous propose une nouvelle perspective des actions et réactions humaines. À travers ce livre, le Docteur Pak a pour ambition d'aider le public à comprendre les différentes formes du comportement humain et, par là-même, à être mieux préparé à les analyser et à leur répondre.

Pour étayer ses idées, l'auteur se sert de personnages fictifs illustrant différents modes de comportement. On trouvera un entraîneur de basket en perpétuelle lutte contre la mauvaise presse que lui vaut son comportement à problèmes. Que peuvent bien avoir en commun l'histoire de Pi, les procès d'O.J. Simpson et de Scott Peterson, le best-seller de Laura Schlessinger « Vivre à deux, vivre heureux », les causes du 11 septembre, les stratégies utilisées lors de la guerre en Irak, Gandhi et l'indépendance indienne, Martin Luther King et le mouvement des droits civils aux États-Unis ? Toutes les personnes impliquées, qu'elles soient auteurs, prédicateurs, orateurs, consultants en l'art d'appréhender les jurys ou encore animateurs radio ont toutes utilisé ou développé des modèles de compréhension, de manipulation et/ou de prédiction du comportement humain pour faire du monde un endroit meilleur et plus sûr. Si vous souhaitez comprendre et influencer les comportements humains, que vous soyez étudiant, enseignant, scientifique, diplomate, syndicaliste, psychologue, médecin ou que vous cherchiez juste à changer votre communauté pour le meilleur, vous devriez lire “Le comportement humain, un modèle en trois dimensions" du Docteur Michael Pak.

Ce livre apportera à chacun quelque chose. Les étudiants en sciences comportementales y trouveront une vision éclairée et informée du comportement interactif, exposée de façon systématique et linéaire. Les personnes simplement intéressées par les sciences humaines y trouveront à la fois divertissement et information. Ce livre repose sur le Brevet Américain 6581037, concernant l'analyse comportementale de l'être humain.

ETHIQUE ET SCIENCES DU COMPORTEMENT HUMAIN

La connaissance du comportement humain, dans toutes ses modalités, est un élément essentiel pour comprendre l'être humain, et la place qu'il occupe parmi les autres êtres vivants.

Introduction

Le comportement est l'objet d'étude d'un ensemble de disciplines telles que l'éthologie, la psychologie expérimentale et clinique, les neurosciences, la neuropsychologie, la neurologie, la psychiatrie. Certains secteurs de la sociologie, de la génétique, de l'économie et des sciences de l'éducation sont également concernés par les sciences du comportement. Ce vaste domaine de recherche aborde l'être humain dans sa dimension cognitive, sociale, morale et culturelle. La connaissance du comportement, depuis son enracinement biologique jusqu'à ses manifestation les plus élaborées, est donc une étape essentielle pour comprendre l'être humain et sa place parmi les autres êtres vivants.

Le comportement de l'être humain est le reflet de ses désirs et de ses préférences, de ses motivations et de ses affects, de ses pensées et de ses croyances. Par l'étude des expressions et des modalités des comportements, on accède à l'intériorité de leurs auteurs. On a longtemps cru pouvoir s'en tenir, pour comprendre ce passage de l'intériorité subjective à l'extériorité objective, à une réflexion de nature philosophique et anthropologique, fondée pour l'essentiel sur l'introspection et l'observation. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et cela depuis que la psychologie s'est séparée de la philosophie et a forgé ses propres outils, fondés cette fois sur la validation expérimentale de ses présupposés théoriques. C'est précisément ce changement de perspective qui pousse à une réflexion éthique sur la démarche et les objectifs des sciences du comportement et des chercheurs qui s'y consacrent. Les théories et les approches scientifiques qui encadrent les connaissances dans ce domaine ont en effet une répercussion qui dépasse le cadre du laboratoire : en conditionnant l'attitude individuelle et collective face à des problèmes de société comme l'éducation, la protection sociale, la prise en charge des troubles du comportement, les soins aux malades mentaux, elles peuvent devenir un moyen de gouvernance et un enjeu de pouvoir.

Ce texte a un triple objectif. Il se propose d'abord d'analyser les théories en vigueur sur les sciences du comportement et les approches scientifiques qui en découlent. Il tentera ensuite de mettre en évidence les questions éthiques que soulèvent ces différentes approches. Il proposera enfin des orientations en vue, d'une part, d'améliorer la pratique même de la recherche dans ce domaine, et d'autre part, d'instaurer une meilleure maîtrise de l'exploitation de ses résultats.



Réflexions sur Ethique et sciences du comportement humain :

http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/comportement_070226.pdf

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 09:20

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 10:37

La curiosité, une qualité qui mérite d'être cultivée

La curiosité, une qualité qui mérite d'être cultivée


Les jeunes et la curiosité : Un péché mignon pour certains, de l'espionnage pour d'autres

«L'art d'enseigner n'est que l'art d'eveiller la curiosité des jeunes âmes», disait Anatole France. En se basant sur cette citation, on peut en déduire que la curiosité est une manière d'atteindre le savoir. Les jeunes ont-ils justement cette soif d'apprendre? Sont-ils curieux? Cette curiosité peut-elle avoir une forme négative? Certaines personnes ont une appétit insatiable d'apprendre. Ils ont tendance à connaître des choses nouvelles. Leur dada est la collecte d'informations. Ils ont l'esprit curieux et ne négligent aucune occasion de s'instruire. A priori, lorsqu'ells sont jeunes, ces personnes ne cessent de poser des questions, s'intéressent à tout ce qui les entoure. Lorsque cette curiosité est bien orientée dès la petite enfance, on aura plutôt affaire à des personnes intelligentes et toujours assoiffées d'apprendre. Si cette curiosité n'est pas en revanche bien encadrée, elle peut rester tout juste dans un stade primitif. La personne s'intéresse à ce qui l'entoure non pas pour apprendre ou pour chercher le savoir, mais par pure et simple curiosité. Toutefois, la curiosité peut être poussée à son extrême et se transformer en un unique désir de savoir les secrets et les affaires d'autrui. Elle prend ainsi la forme d'une indiscrétion malsaine. *

Amira, 24 ans, technicienne en agroalimentaire, pense que la curiosité ne peut être qu'une qualité. «Le fait d'être désireux de tout savoir ne peut aucunement être considéré comme un défaut. Je suis avide de tout savoir et je ne supporte pas d'être dépassée par les événements. Pour pouvoir se faire une place au sein d'un groupe et même au sein de la famille, il faut avoir tous les sens en éveil et chercher à connaître tout ce qui se passe autour de nous. Cela permet à l'être de s'imposer et d'acquérir un degré de connaissance qui lui laisse toujours une plus grande marge de liberté pour pouvoir agir et prendre le dessus. Toutefois, je ne peux pas tolérer que la curiosité prenne la forme d'une indiscrétion malsaine. Je n'aime pas fouiller dans les affaires des autres. Pour moi, c'est exactement comme de l'espionnage. Je me contente toujours de ce que les autres me disent sur eux, le reste ne m'intéresse pas. En revanche s'il s'agit de quelqu'un qui m'intéresse ou encore d'un ennemi, je cherche après lui et je mène ma petite enquête le concernant pour pouvoir agir convenablement lorsque l'occasion se manifeste», dit-elle.

* Christine, 22 ans, jeune diplômée, pense que la curiosité peut être très bénéfique lorsqu'elle est saine et lorsqu'elle est bien dosée. Je ne me montre curieuse qu'envers les choses qui m'intéressent ou les personnes les plus proches de moi. Je ne déploie pas de grands efforts pour chercher des informations qui ne me concernent ni de loin ni de près. Ce serait de l'indiscrétion et ce serait une violation aberrante de la vie et de la liberté des autres. Je pars du principe que chacun est libre et que chacun a le droit d'avoir une vie privée et un jardin secret impénétrable. Et puisque je n'aime pas qu'on fouille ou qu'on s'immisce dans mes affaires, je m'empêche de faire subir aux autres ce que je n'aime pas qu'on me fasse. Or s'agissant du Savoir, d'enseignement, d'études, je pense que tout est permis et qu'il n'y a aucune limite à notre curiosité», dit-elle.

* Julie, 21 ans, étudiante, est vraisemblablement une sorte de radar. Ses proches la considèrent comme l'appareil infaillible de détection. Toujours les yeux ouverts et les oreilles bien dressées , la jeune fille est décidément une vraie curieuse. «Je sais que le fait d'être une grande curieuse est un vilain défaut. Mais je n'y peux rien! Lorsque j'étais enfant ma curiosité mal dosée m'a valu des correction sévère... Avec cela, je ne peux pas m'empêcher. J'en mourrais si jamais une information me dépassait. Certes cela m'a servi énormément pour mes études, j'ai toujours été en quête d'informations. Cela m'a permis aussi de solliciter l'intérêt de ceux qui m'entourent parce que s'ils ont besoin de connaître une information ou d'avoir l'information la plus fraîche, c'est vers moi qu'ils se dirigent... D'ailleurs j'aurais mieux fait de suivre des études de journalisme tellement je capte les informations. Mais j'ai préferé suivre des études techniques. Certains me craignent. ils connaissent ma nature indiscrète et savent que face à moi, ils n'ont pas intérêt à mentir puisque je suis capable d'avoir «la version, originale». Certes, cela me vaut l'antipathie de nombre de personnes, mais en contrepartie, je suis sollicitée par tant d'autres qui cherchent à connaître les nouveautés. Et puis surtout, c'est une manière de me protéger parce que le fait de tout connaître ou presque sur les autres, me donne une longueur d'avance et me permet de savoir à qui j'ai affaire...», dit-elle

La curiosité, une qualité qui mérite d'être cultivée

La curiosité, un "joli défaut"

Qui n'est pas un peu curieux ? Mais ce besoin de savoir est-il réellement un vice ? Vitale chez l'enfant, la curiosité est aussi importante chez l'adulte... tant qu'elle ne tombe pas dans l'excès ! Où se situe la limite ?
Souvent associée à l'indiscrétion, voire à l'espionnage, la curiosité est considérée comme un "vilain défaut" ! Pourtant, elle est loin d'être aussi négative ! Elle traduit au contraire une attention portée au monde et l'envie de connaître.

La saine curiosité de l'enfant

Une qualité qui mérite d'être cultivée Souvent considérée comme un défaut, le désir d'exploration chez l'enfant est pourtant essentiel.
L'enfant est naturellement curieux de tout ce qui l'entoure. Tout le porte à aller de l'avant, vers les objets qui l'attirent, pour les observer, les manipuler, voire les "dépiauter" s'il s'avère que c'est pour lui le meilleur moyen de les rendre familiers. Ce désir d'explorer le monde est à encourager, en dépit des craintes qu'il ne manque de susciter chez les adultes : la curiosité du jeune enfant témoigne de sa vitalité et traduit son éveil à la vie. En laissant les petits prendre des risques à leur mesure, et pourvu qu'ils soient surveillés, ils découvrent spontanément de nouveaux centres d'intérêt et forgent ainsi leur future personnalité. Laissez-les exprimer leur curiosité ! Trop de "ne fais pas ça, tu vas te faire mal", "attention, tu vas te salir", "cesse de poser des questions", risquent d'endormir leur imagination et leur capacité à créer.

Les leçons de l'histoire

Dès les premiers moments de la vie, la curiosité mérite donc davantage d'être soutenue que blâmée ! D'où lui vient alors cette mauvaise réputation ? L'histoire a montré qu'il n'a pas toujours été bien vu de vouloir assouvir sa soif de connaissances ... certains l'ont même payé de leur vie. La mythologie ou la Bible illustrent au travers de nombreuses figures (Pandore et sa boîte, Eve et la pomme) les risques encourus et le prix à payer par les hommes quand ils veulent trop en savoir. "Vaine curiosité" disait Saint Augustin pour qui elle n'était qu'un plaisir pervers et dangereux qui détourne du bien ! Toutes ces représentations expliquent en partie les soupçons qui pèsent sur la curiosité dans notre société. Elles ont toutes pour but de définir les excès à ne pas dépasser. Car la curiosité devient condamnable lorsqu'elle dépasse les bornes.

Le "revers de la médaille"

Mais comment connaître les limites ? Comment différencier un élan vers les autres d'un besoin de savoir dévastateur ? Quand la curiosité "dépasse les bornes", elle se manifeste de façon compulsive et inconsidérée. Elle devient passion incontrôlée, inquisition, espionnage de la vie d'autrui à n'importe quel prix.
Elle s'apparente alors à la volonté de tout contrôler, maîtriser, dominer. Celui qui en est animé souffre d'un manque de respect de l'autre. D'une manière générale, il ne se pose pas de questions sur les objectifs qu'il poursuit et les conséquences éventuelles.

La curiosité ne tue que les chats !

Seul l'être humain est animé du désir d'en savoir plus qu'il n'en a besoin pour survivre. Ce désir lui a permis d'améliorer radicalement ses conditions de vie au cours des siècles.
Dans la vie de tous les jours, la curiosité dénote un éveil permanent. Elle permet de sortir des habitudes, de l'inertie d'une vie bien rangée. C'est d'ailleurs une forme de courage : celui d'oser quitter le connu et de s'avancer vers ce qui est à découvrir. Un manque de curiosité peut ainsi dénoter une timidité, une peur des autres maladive. Il est vrai que la curiosité comporte une certaine prise de risque. A commencer par le fait de devoir se remettre en cause en découvrant d'autres savoirs, d'autres avis et d'autres certitudes.
Sans tomber dans l'excès la curiosité est donc une qualité qui mérite d'être cultivée. Pourquoi ne pas "mordre dans la pomme", si c'est avec mesure et discernement ?

# Posté le samedi 03 janvier 2009 16:19

Les secrets de la mémoire


La mémoire ne s'use que si l'on ne s'en sert pas

La mémoire ne s'use que si l'on ne s'en sert pas". Ce principe à été conforté par des études menées sur des rats nouveaux nés plongés dans un environnement stimulant avec des tapis roulants, des jouets, une nourriture variée ... De facon remarquable, les centres de la mémoire situés dans l'hippocampe de ces rongeurs présentaient plus de neurones que ceux des rats vivants dans des cages de laboratoire standart. Il a été démontré que dans les conditions propices, les rats développaient des nouvelles cellules cérébrales, davantage de synapses, de zones de contacts entre neurones ainsi que de nouveaux vaisseaux sanguins pour apporter du sang oxygéné à un cerveau dynamique.

Le cerveau humain n'échappe pas à cette loi : la stimulation mentale lui est bénéfique comme l'affirme le docteur G.SMALL :
"Il est clair qu'une mémoire qui ne travaille pas s'appauvrit et ses performances diminuent".Il est donc important de la faire travailler.Les conseils suivants peuvent vous aider à améliorer vos capacités mnémoniques."

- Apprenez à découvrir le type de mémoire que vous utilisez le plus souvent et qui vous réussit le mieux. Par exemple ,pour apprendre un texte, un élève peut simplement le lire (mémoire visuelle), un autre aura besoin de l'entendre (mémoire auditive) et un troisième aura besoin de l'écrire (mémoire scripturale). En réalité ces trois mémoires existent et cohabitent à des degrés différents, à vous de savoir privilégier et utiliser une technique : lire, écrire, regarder...

- Respectez les rythmes biologiques lors des apprentissages. Jusqu'a midi,on est plus efficace dans les travaux de réflexion et d'apprentissage. Après le repas une baisse de l'attention est logique, il vaut mieux privilégier le travail routinier. Vers quinze heures, de nouveau l'attention revient et convient à un travail d'apprentissage de qualité. La nuit, certains sont plus performants que d'autres.

- Utilisez vos neurones au quotidien: jouez au scrable, à la belote, aux dames, aux échecs, à tous les jeux de logique, de stratégie. Cela entretient la vivacité, la concentration de la mémoire.

- Lisez beaucoup, les études récentes ont montré qu'une activité intellectuelle intense maintient un niveau de mémoire très élevé et développe ses performances.

- Pour bien fixer l'info à retenir apprenez et répétez par coeur ex: numéro de téléphone, liste de courses, phrases, citations...

- Faites des associations : ex : numéro de téléphone et image visuelle de la personne.

- Exercez vous à reconnaitre, visualiser les personnes, les choses...

- Apprenez à observer les choses dans les détails, Cultivez les associations par contiguité, ressemblance, nécessité, logique ...

# Posté le samedi 17 janvier 2009 06:17

Savoir cultiver sa patience

Savoir cultiver sa patience


La patience, force ou faiblesse ?

Face aux petites et grandes difficultés de la vie, il nous arrive de perdre patience. Pourtant, l'exaspération n'améliore pas vraiment les choses. Dans bien des situations, la patience est une force qui nous permet de mieux vivre. Mais elle a ses limites, au-delà desquelles elle devient de la faiblesse, de l'apathie, du
renoncement stérile.

Comment bien la gérer ?

Devons-nous toujours prendre notre mal en patience ? Peut-être pas. Car si cette qualité a des forces, elle possède aussi des faiblesses.

La patience n'est pas innée

La patience ne nous est pas naturelle ; le tout petit enfant est par nature impatient. Il lui faut tout, tout de suite et ses parents devront faire preuve de beaucoup de constance et d'habileté pour lui apprendre à accepter d'attendre pour obtenir ce qu'il veut. L'adulte que nous sommes garde à jamais la marque de cette toute puissance enfantine, plus ou moins bien cachée, civilisée, humanisée, suivant la façon dont il aura été élevé.
Coincés dans un embouteillage, une file d'attente interminable, confrontés à l'agressivité de l'entourage ou à un problème grave, il ne nous est pas facile de prendre patience et de garder notre calme. Cela réclame un effort sur soi, un effort d'autant plus grand que notre mode de vie sera précipité.

Comment être patient dans un monde pressé ?

Dans un monde où tout nous presse, nous sommes de plus en plus rebelle à l'attente, de plus en plus étranger au rythme de maturation des choses. On finit par en oublier que rien ne s'accomplit dans l'instant, à commencer par une naissance... La patience est indispensable au parent, à l'éducateur, elle est essentielle dans tout apprentissage. Elle permet de mûrir les décisions, les résolutions. Elle aide aussi à mieux vivre les efforts, les imprévus, les déconvenues de l'existence et ses grandes souffrances, comme la maladie ou le deuil. Elle laisse au temps sa chance, celle d'accomplir son oeuvre de maturation naturelle. Il est toutefois des circonstances qui réclament autre chose que d'attendre patiemment que le temps les fasse changer... Sans impatience, sans révolte, sans lutte contre l'inacceptable, que serions-nous aujourd'hui ?
La patience a ses faiblesses...

La patience est une force capable de "déplacer des montagnes", mais, à un certain degré d'excès, elle peut devenir un véritable facteur d'inertie. Lorsqu'elle conduit, par exemple, un individu ou un peuple opprimés à ne plus oser espérer que leur destin puisse évoluer. Est-ce une force que de tout accepter sans broncher ? Cette patience-là ne mène pas à une quelconque amélioration. Au contraire, elle en empêche la venue. Les stratégies totalitaires ont bien compris comment tirer avantage de cette forme de patience et comment l'imposer par l'oppression, pour faire accepter les formes les plus dégradantes d'existence. Impatience et rébellion deviennent alors indispensables pour réveiller, secouer le cours figé des choses, mettre en lumière et bousculer ce qui, depuis longtemps, était inacceptable.

Du bon usage de la patience et de l'impatience

Sans un minimum de patience, la vie devient intolérable et nous n'obtenons rien d'important. Mais, pour rester une force, la patience doit être habitée d'un espoir, d'une promesse en un futur meilleur. Sans horizon et sans limites, elle se fige dans la résignation et l'attentisme stérile. Si rien ne se fait sans temps, rien ne se fait non plus sans décision et action, qui permettent de rompre avec ce que nous ne voulons plus accepter. Patience et impatience ne sont dommageables que dans leurs excès, quand patience rime avec passivité et impatience avec violence et avidité. Elles nous sont toutes deux indispensables, la première pour nous aider à ne pas nous laisser démonter par les difficultés, la seconde pour nous pousser à nous défendre face aux situations qui nous sont nuisibles.


Le jardinier doit faire preuve de patience pour voir germer ses graines, attendre, que la plante grandisse, et qu'elle porte des fruits.

# Posté le samedi 17 janvier 2009 06:29