Le Secret

Le Secret
Vous tenez entre vos mains un grand secret... Il a été transmis à travers les âges, on l'a ardemment convoité, on l'a caché, perdu, volé et acheté à prix d'or. Ce secret séculaire a été compris par certains des personnages les plus célèbres de l'histoire : Platon, Galilée, Beethoven, Edison, Carnegie, Einstein - ainsi que par d'autres inventeurs, théologiens, scientifiques et grands penseurs. Maintenant, Le Secret est révélé au monde entier. " En prenant connaissance du Secret, vous découvrirez comment vous pouvez avoir, être ou faire tout ce que vous voulez. Vous découvrire qui vous êtes vraiment. Vous découvrirez la véritable magnificence qui se trouve à votre portée. " Extrait de l'avant-propos.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 11:27

Être surdoué n'est pas vraiment une sinécure

Être surdoué n’est pas vraiment une sinécure
Vivre avec une intelligence hors norme, est-ce vraiment un avantage? Pas sûr.

«Je n'ai jamais considéré le plaisir et le bonheur comme une fin en soi et j'abandonne ce type de jouissance aux individus réduits à des instincts de groupe. » Ce sont les paroles d'un génie: Albert Einstein. Tout Prix Nobel de physique qu'il fut, le savant avouait des failles.

«Toute personne surdimensionnée, et donc surdouée pour certaines dimensions, est presque obligatoirement sous- dimensionnée et complètement sous-douée pour d'autres dimensions. A la limite du stupide au regard d'autrui!» relève Solène Laurenceau, psychologue et auteur de «Précoce... et après? Comment être décalé sans souffrir» (NK Editions). Autrement dit, les surdoués ne le seraient pas en toutes circonstances. Pourquoi une intelligence hors norme n'est-elle pas toujours un avantage? Pire, elle serait même source de souffrance pour celui qui en est pourvu.

Quand l'enfant précoce devient un adulte surdoué. La différence qui caractérise un enfant précoce de ses semblables est très importante. «J'oserais simplement dire qu'à l'âge adulte, cette différence est en taille XXL!

La même chose mais en plus grand», explique Solène Laurenceau. On parle de précocité lorsque le Q. I. d'unindividu dépasse 130, sachant que la normalité se situe entre 90 et 110. En général l'enfant précoce devient un adulte «surdoué», mais n'utilise pas toujours ses aptitudes.

Un avantage ou un handicap? L'adage populaire le dit : heureux les simples d'esprit, et résume en quelques mots la souffrance des adultes dotés d'une capacité de réflexion supérieure. «L'organisation de leurs pensées est extrêmement complexe. C'est un arbre aux multiples ramifications. Quelques fois, tellement sans fin, qu'ils s'y perdent», explique la psychothérapeute. Mais l'une de leurs plus grandes souffrances tient dans le sentiment d'être en perpétuel décalage. Ainsi en va-t-il notamment de leur humour. «Ils manient parfaitement le deuxième degré. Le problème c'est que tout le monde ne les suit pas au même tempo. »

A force d'être recalé, en rupture avec ce et ceux qui les entourent, ces surdoués du cerveau peuvent finir parfois par se taire et s'isoler. Leurs capacités de compréhension, d'apprentissage, de mémorisation intellectuelles peuvent aussi dans certains cas les rendre égocentriques, blasés, imbus d'eux-mêmes. Ce qui n'arrange pas leur relation aux autres. «Un peu d'humilité est valable pour toute l'humanité, quel que soit le degré de l'intelligence!» rappelle Solène Laurenceau.

Comment le surdoué s'adapte-t-il à la société? Mal. La précocité se détecte notamment par la difficulté qu'ont de jeunes enfants à nouer des contacts sociaux. Dans la cour de récréation ils sont fréquemment à l'écart.

Comme en témoigne la soeur d'Einstein: «Pendant des heures, il jouait seul dans son coin. » D'autre part, ils acceptent mal les contraintes de toutes sortes. Ainsi ont-ils été des élèves agités et perturbateurs. Il n'est pas rare que de grands génies aient été des écoliers médiocres, voire des cancres.

Ces particularismes perdurent à l'âge adulte. «Le surdoué s'adapte mal aux règles de la société, au monde du travail en particulier. Il a de la peine avec ses collègues, avec l'organigramme, avec les ordres, etc. Il a rapidement fait le tour d'une tâche, se lasse, s'ennuie. » Professionnellement insatisfait, le surdoué n'est pas plus en phase dans sa vie intime et familiale. Il se montre très peu intéressé par les contingences du quotidien. «Hyperconceptualiser sera plus facile d'accès que de ranger une table après un repas, certainement», affirme Solène Laurenceau.

Privé de spontanéité. Ainsi, ce qui relève du naturel leur paraît tout aussi incongru. «Je ne fais jamais les choses à la légère, je réfléchis sur tout», avouait une patiente à Solène Laurenceau. Le calcul permanent, l'analyse de toute chose coupent le surdoué de la spontanéité. Parfois il la travaille et la maîtrise: «Un jeu de rôle semble l'habiter, (...), toutefois c'est un jeu que personne ne remarquera, puisqu'il est tellement bien managé», note la psychologue.

Le surdoué peut-il être heureux et comment l'y aider?

«Tout se travaille!» soutient la psy. Dans un premier temps, il faut toutefois que le surdoué accepte sa différence et essaye de l'admettre. Ceci implique du même coup qu'il comprenne que tout le monde ne pense pas comme lui, ni aussi vite ni aussi loin. «Se forcer à aller au-devant des autres reste une base, un passage obligé», selon Solène Laurenceau qui n'hésite pas non plus à motiver les surdoués en souffrance à accomplir des choses «médiocres», faire les courses, le ménage, manger...

Trouver un cadre à la mesure de leur supériorité. Plus globalement, il existe d'autres voies de secours pour ces cracks du mental. «Il faut trouver un sens au fait d'être là, sur terre, avec un tel montage, parmi les humains, parce qu'au-delà du sentiment de frustration, dans une souffrance plus intense, il y a la mort, l'envie de fuir ou de mourir», écrit la psychologue. L'idée positive est que leur intelligence soit dirigée vers un terrain d'exploration suffisamment vaste pour qu'ils n'en atteignent jamais les limites et orientée vers une mise en service à autrui. Ce peut-être l'art, l'humanitaire, l'astronomie ou même la physique. N'est-ce pas Monsieur Einstein?

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 11:36

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 11:42

L'imaginaire est-il plus puissant que le réel ?

L’imaginaire est-il plus puissant que le réel ?
Thèmes proposés au débat

1° Un chef d'Etat peut-il être victime ou profiter du star-system ?

2° Noël appartient à l'imaginaire de l'enfance. Et nous, quel est notre imaginaire ?

3° Ce n'est pas la vérité qui grandit l'homme, c'est l'homme qui grandit la vérité.

4° La société peut-elle se passer de mythes ?

5° L'imaginaire est-il plus puissant que le réel ?

Le thème choisi a été le n° 5

Outre la période de Noël qui fait penser à l'imaginaire du groupe social, le sujet a été suggéré par la lecture d'un livre sur Jeanne d'Arc, qui montre comment une légende s'est créée et a été créée autour de ce personnage historique, manipulation poussant les gens au patriotisme, voire au nationalisme.

Le réel s'oppose traditionnellement à l'imaginaire. Tandis que le réel désigne le monde concret des choses, l'imaginaire est tout ce qui appartient au domaine de l'imagination, produit par notre esprit. Donc pour faire simple, le concret (le réel) s'oppose à l'abstrait (l'imaginaire).

Des exemples de cette différence radicale entre imaginaire et réel sont donnés. L'imaginaire permet de nous rassurer. L'un de nous prend l'exemple des mythes, à l'origine de toute civilisation, qui seraient rassurants et permettraient de rêver. L'imaginaire, dit une autre participante, éclaire et justifie la médiocrité quotidienne. Inversement, le réel peut tuer l'imaginaire: c'est ce qu'on appelle la désillusion. Enfin l'imaginaire peut faire perdre le sens du réel et notre imagination nous mener à la folie. C'est pourquoi les psychanalystes rappellent la nécessité du “principe de réalité”.

Cependant très vite, nous avons signalé la collusion entre le réel et l'imaginaire. Tout le réel n'est pas concret: notre pensée par exemple. Les mythes ne sont pas seulement de l'imaginaire, mais la transcription dans un langage particulier (l'expression mythique) d'une réalité. Freud reconnaît dans le mythe d'Oedipe la transcription du malaise psychologique qui naît chez le fils qui désire sa mère, et qui se heurte ainsi au tabou de l'inceste. Mais ce mythe traduit aussi le souvenir des familles royales de l'Antiquité qui se mettent au-dessus des lois et des tabous communs (le pharaon pouvait épouser sa s½ur). De même les contes qui sont des sortes de petits mythes, rappellent des réalités politico-sociales (la misère des bûcherons dans Le Petit Poucet, l'agression des petites filles dans le Petit Chaperon Rouge) ou psychologiques (la Belle au bois Dormant ou le passage de la petite fille à la jeune fille). "Il faut beaucoup de réel pour faire un conte de fées”, écrit Malraux dans Les Voix du Silence.

Plus généralement, nous nous sommes dit aussi que l'imagination n'était autre que la transcription en images du réel. Comment donc démêler le réel de l'imaginaire? L'imaginaire est cette “auréole”, comme dit Bachelard, que l'esprit humain donne à ces images qui configurent notre réel. “Grâce à l'imaginaire, l'imagination est essentiellement ouverte”(Bachelard), ouverte vers autre chose qui continue notre exploration du réel. Car si le réel a une existence objective et en dehors de nous, nous ne percevons qu'une infime partie du réel et nous ne la connaissons qu'à travers notre subjectivité et donc notre imaginaire. Mais nous avons pensé qu'il fallait maîtriser notre imaginaire avec notre raison pour ne pas perdre nos repères dans la réalité.

Un autre problème de “puissance de l'imaginaire” est posé par “l'imaginaire collectif”. Les mythes en font partie. Mais cet imaginaire peut-être dangereux, quand il s'appuie sur des peurs, comme celle que l'on peut éprouver à l'égard des étrangers, ou encore plus quand l'imaginaire est manipulé par tel ou tel groupe dans une nation. Il peut servir à entraîner un peuple dans une guerre, asseoir le pouvoir d'un dictateur ou de gouvernants peu honnêtes et à notre époque où les médias ont une grande puissance sur les citoyens d'un pays, la manipulation que l'on peut faire des choses réelles est assez effrayante.

Au total, dire que l'imaginaire est plus puissant que le réel serait méconnaître l'étroite imbrication de l'un et de l'autre. Cependant il nous paraît nécessaire de ne jamais perdre le principe de réalité et de prendre garde aux manipulations exercées sur l'imaginaire collectif.

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 11:36